NORD-KIVU : L’ENJEU STRATÉGIQUE DE KINSHASA DERRIÈRE SA VOLONTÉ DE RÉOUVERTURE DE L’AÉROPORT INTERNATIONAL DE GOMA
ENJEUX STRATÉGIQUE
Mise hors d'état de fonctionner suite à l'assaut subi lors de la prise du chef-lieu de la province du Nord-Kivu par le groupe terroriste M23-RDF facilité par l'armée RWANDAISE. L'aéroport international de GOMA avait été incendié, bombardé, sa tour de contrôle saccagée par les insurgés de la brigade avancée de l'armée RWANDAISE dans la nuit du 31 janvier 2025. Depuis lors, KINSHASA avait pris la courageuse décision de déconnecter l'aéroport international de GOMA du système de navigation de L'AUTORITÉ DE L'AVIATION CIVILE. AAC
Pourtant, depuis la tenue de la Conférence internationale de Paris sur la crise humanitaire dans la région des Grands Lacs. KINSHASA a manifesté sa volonté de rouvrir cet aéroport afin de mettre sur pied un pont aérien humanitaire pour sa population prise en étaux par la rébellion RWANDAISE M23-RDF.
RETOUR SANS EFFUSION DU SANG
La réouverture de l’aéroport international de Goma n’est pas seulement un symbole : c’est une urgence humanitaire et une bataille stratégique qui pourra marquer le retour de l'autorité de l'État CONGOLAIS au Nord-Kivu.
En effet, plusieurs observateurs et experts de la région des grands lacs affirment que : ''Depuis que le Rwanda et ses proxys du M23 ont pris le contrôle de larges zones du Nord-Kivu, des milliers de civils sont coupés du monde. Aucun avion d’aide ne peut atterrir sans passer par Kigali, voire par le futur aéroport de Bugesera financé à prix d’or par le Qatar en parallèle du rachat de Rwandair.''
RÉSULTAT : l'acheminement de toute aide humanitaire vers Goma se voit donc être conditionné au bon vouloir du régime rwandais.
Dans un message clair et limpide de Monsieur Jean-Luc HABYARIMANA, déclare : ''L'AFC/M23 accuse aujourd’hui Kinshasa de refuser d’ouvrir les banques pour étouffer la population, tout en se présentant comme un mouvement « préoccupé par le bien-être des civils ». Pourtant, c’est le même mouvement qui bloque ou retarde la réouverture de l’aéroport — le seul véritable canal permettant aux ONG d’atteindre directement les populations sinistrées et de briser l’isolement imposé depuis des mois.''
Se présentant comme un MILITANT POUR LA VÉRITÉ, LA JUSTICE ET LA RÉCONCILIATION VÉRITABLE (de la région des grands lacs), Monsieur Jean-Luc HABYARIMANA renchérit son propos en affirmant : ''derrière la rhétorique humanitaire du M23 se cache une logique de contrôle.Tant que l’aéroport reste fermé, le Rwanda conserve son monopole logistique à travers l’aéroport de Kigali et bientôt celui de Bugesera, consolidant son rôle de hub économique de facto pour l’Est du Congo — et donc la balkanisation silencieuse du Kivu.''
POUR KINSHASA
Dans le magazine CONGOLAIS TELEMA, le porte-parole du gouvernement congolais S.E. Patrick MUYAYA a affirmé que : ''Ni le Rwanda, ni son fils préféré M23 ne peuvent s’opposer à la nécessité qu’il y a aujourd’hui d’apporter l’appui humanitaire à nos populations. Même s’ils occupent illicitement l’aéroport de Goma, les occupants n’ont aucun droit de décider du trafic qui doit y être fait."
D'autre part, plus loin dans sa mise au point. Le ministre de la communication et des médias, porte-parole du gouvernement, a tenu à préciser que l’aéroport de Goma ne sera rouvert qu’avec l’autorisation expresse des autorités nationales. Tandis que plusieurs experts militaires proches des FARDC affirment que cette réouverture prochaine se ferait sous le patronage des forces armées de la République Démocratique du Congo 🇨🇩. Ce qui marquera alors, un premier pas du retour de l'autorité de KINSHASA sur la province occupée du Nord kivu .
Dans un contexte économique difficile pour le Rwanda, il est clair que Kigali n’a aucun intérêt à faciliter la réouverture de l’aéroport de Goma sans compter que Kigali qui contrôle strictement les ONG qui opèrent au Rwanda se réservera certainement le droit d’exclure les ONG un peu trop curieuses ou regardantes sur la situation des droits de l’homme au Rwanda ou dans les zones contrôlés par ses supplétifs. Peut-on lire dans l'analyse de monsieur Jean-Luc HABYARIMANA.

Vraiment
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