COMME LES INTERAHAMWE EN 1994, LE FDLR APPORTENT DE L'EAU AU MOULIN DU FPR EN RDC
Qui profite du retour du FDLR dans l'actualité ?
La RDC s'interroge sur la soudaine montée en puissance médiatique des FDLR dans les zones contrôlées par le M23, avertissant qu'elle sert le discours de Kigali et risque de faire dérailler les fragiles efforts de paix.
De la même manière que la rébellion du FPR en 1994 tolérait les agitation de la milice INTERAHAMWE dirigé un jeune Tutsis KAJUGA ROBERT, proches de la famille KAGAME . Le M23-RDF ( brigade avancée de l'armée RWANDAISE en RDC) tolère les jérémiades des FDLR FOCA qui se donnent en sptacle à l'intérieur des territoires (du NORD-KIVU) sous contrôle de l'armée RWANDAISE depuis 2022. Publiant des vidéos dont ''les discours justifie la présence continue de l'armée RWANDAISE en République Démocratique du Congo 🇨🇩''
Kinshasa — Depuis début octobre, une série de vidéos et de déclarations attribuées à une faction se faisant appeler FDLR-FOCA ont refait surface en ligne, au moment même où le président CONGOLAIS 🇨🇩 Félix Tshisekedi intensifiait ses efforts diplomatiques pour mettre fin à l'agression rwandaise qui dure depuis des décennies dans l'est de la RDC. Selon des responsables kinshasa et des analystes régionaux, ce timing n'est pas fortuit : raviver le spectre des FDLR permet à Kigali de justifier le maintien d'une présence militaire en territoire congolais malgré les pressions internationales.
UN PRÉTEXTE FAMILIER REVIENT
Depuis des années, le Rwanda justifie sa politique de sécurité au Nord et au Sud-Kivu comme une réponse aux FDLR, un groupe dirigé par des Hutus et né en RDC en L'ans 2000. Les dernières vidéos, montrant principalement de jeunes hommes se réclamant des FDLR-FOCA et filmées dans des zones actuellement contrôlées par le M23/RDF, affirment qu'ils ne désarmeront pas sans un « dialogue inter-rwandais ».
Les autorités congolaises jugent ce spectacle incongru : si le M23/RDF contrôle le terrain, comment se fait-il que les camps présumés des FDLR puissent opérer librement et diffuser des vidéos sans entrave ? Si les FDLR étaient historiquement composées d’anciens membres des FAR des années 1990, pourquoi ces nouveaux venus semblent-ils avoir entre 17 et 30 ans plutôt que des septuagénaires ? Ces contradictions, selon Kinshasa, laissent penser à une mise en scène destinée à faire dérailler la diplomatie.
AFFIRMATIONS ET CONTRE-AFFIRMATION AU SEIN DE L'UNIVERS FDLR
Des sources proches du général PACIFIQUE NTABWUNGUKA (« OMEGA »), figure emblématique des FDLR, insistent sur le fait que la branche politique n'est pas impliquée dans la nouvelle communication du FOCA et continue de plaider en faveur d'un dialogue inter-rwandais sous l'égide de L'UNION AFRICAINE. Elles rappellent également des démobilisations passées : au début des années 2000, certaines unités tactiques des FDLR auraient déposé les armes et été intégrées aux structures rwandaises, ce qui démontre que les FDLR ne constituent pas un bloc monolithique et que l'appellation « FDLR » est aujourd'hui fréquemment instrumentalisée à des fins de propagande.
LE DOCUMENT DE POSITION DE L'AILE POLITIQUE (MARS 2025) EXHORTAIT :
AUX ALLURES D'UN MANIFESTE POLITIQUE LA LETTRE DE PLUS DE 9 PAGES CONSULTER PAR W-RTV AFRICA-SUKISA SOLLICITAIT :
Une voie non militaire pour résoudre les tensions intra-rwandaises ;
Retour sûr, volontaire et supervisé des réfugiés rwandais en RDC ;
Dialogue inclusif sous médiation africaine et internationale.
Que l’on soit d’accord ou non avec ces revendications, leur position contraste avec les vidéos de jeunes combattants « FOCA » posant dans des zones contrôlées par le M23/RDF.
À QUI PROFITE CE BRUIT ?
La position de Kinshasa est sans équivoque : plus le discours des FDLR est relayé, plus il est facile de justifier l’occupation et le pillage des ressources sous couvert de « contre-insurrection ». Des chercheurs de la société civile critiquent le nouveau message de la FOCA :
Normalise la présence du M23/RDF pendant la poursuite des négociations ;
Les gros titres se détournent du soutien transfrontalier pour se concentrer sur la menace toujours plus élastique des FDLR ;
Cela soulève des doutes concernant les itinéraires Doha/Luanda/Nairobi à des moments sensibles.
Certains analystes ajoutent que la présentation d'une FDLR rajeunie internationalise également le discours du Rwanda devant le Conseil de sécurité de l'ONU et les capitales des donateurs, ce qui rend plus difficile le maintien des sanctions ou un appel unifié au retrait.
CONTEXTE : ce qu’est le FDLR – et ce qu’il n’est pas
Fondé en 2000, le FDLR est issu d'anciens réseaux armés de réfugiés hutus au Congo. Au fil du temps, l'appellation a englobé des factions dissidentes, des branches politiques et militaires, ainsi que des unités dissoutes ou rebaptisées. Dont L'ARMÉE POUR LA LIBÉRATION DU RWANDA (ALIR dont l'actuel ministre des affaires étrangères du Rwanda était le porte parole international. Mais aujourd'hui recyclé dans le gouvernement Rwandais), Sa taille, sa cohésion et ses activités ont fluctué au gré de la situation politique régionale et des opérations congolaises. Cette fluidité contribue à exagérer ou à amalgamer la « menace FDLR », notamment lorsque de nouvelles formations reprennent d'anciens acronymes.
LES AUTORITÉS CONGOLAISES INSISTENT SUR DEUX POINTS :
Des éléments résiduels peuvent exister, mais ils ne justifient pas l'occupation étrangère de deux provinces.
La voie de la paix exige de traiter avec tous les acteurs armés par le biais du désarmement, de la réintégration, de solutions pour les réfugiés et de garanties crédibles — et non par des discours sélectifs qui excusent la guerre par procuration.
QUE VEUT KINSHASA ENSUITE ?
La position de la RDC reste inchangée :
Mettre en œuvre intégralement et de manière vérifiable la résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations unies et tous les communiqués régionaux ;
Retirer les forces étrangères et démanteler les lignes d'approvisionnement des forces supplétives ;
Renforcer la protection des civils, l’accès humanitaire et le retour des personnes déplacées ;
Rechercher des solutions politiques lorsque cela est approprié, y compris le retour en toute sécurité des réfugiés de bonne foi ;
Veiller à ce que la gouvernance des ressources naturelles serve les communautés congolaises et non les réseaux transfrontaliers.
Les autorités affirment que l'objectif n'est pas de « régler des comptes », mais de mettre fin aux prétextes qui ont maintenu les Kivus dans une crise permanente.
EN RÉSUMÉ:
La soudaine apparition de vidéos du « FDLR-FOCA » dans les zones contrôlées par le M23/RDF soulève plus de questions qu'elle n'apporte de réponses. Pour Kinshasa, cet épisode met en lumière un schéma bien connu : l'instrumentalisation du discours pour prolonger le statu quo militaire. Alors que les acteurs régionaux et internationaux font pression pour la paix, la question est de savoir si la diplomatie peut progresser plus rapidement que la propagande et si la région des Grands Lacs peut enfin passer des prétextes à une désescalade fondée sur des preuves.


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